Si on employait volontiers ce terme pour désigner les titulaires du Brevet d’Etat, le “Professeur d’équitation” n’était jusque-là pas une fonction officiellement reconnue. Elle l’est désormais, grâce à la Fédération française d’équitation et aux Comités régionaux d’équitation, qui souhaitent valoriser le diplôme et le travail des enseignants, et offrir une nouvelle perspective. Pour mettre à l’honneur les professionnels de notre filière et proposer un objectif d’excellence à ceux qui souhaitent embrasser la carrière de moniteur d’équitation, la Fédération française d’équitation a mis en place un diplôme fédéral de “professeur d’équitation”. Selon la FFE, ce “professeur d’équitation”, qui se situe déjà dans nombre de nos structures et accompagne avec passion et engouement nos cavaliers, a vocation à transmettre la culture et les techniques de l’équitation, et contribue ainsi au rayonnement de ses différentes disciplines. Une première promotion grâce à l’expérience Dans le cadre de cette démarche, et pour dans un premier temps honorer de ce titre ceux qui le méritent en étant en fonction depuis plusieurs années, la FFE s’est rapprochée des Comités régionaux d’équitation afin qu’ils identifient sur leur territoire ces passionnés dotés d’une riche expérience. Bon nombre d’entre eux ont ainsi reçu leur diplôme de Professeur d’équitation, visant à valoriser leur engagement. Un support cartonné témoignant de leur savoir-faire, de leur expérience et de leur abnégation auprès des sportifs. “Enseigner l’équitation pendant des années fait de ces professionnels des femmes et des hommes de chevaux”, assure Serge Lecomte, président de la FFE. “C’est le sens du lancement du titre de Professeur d’équitation : j’ai voulu que la reconnaissance de cette compétence soit marquée par un titre, un diplôme, et qu’on puisse s’en revendiquer.” Les enseignants qui viennent de recevoir leur diplôme, sur recommandation de leur comité, représentent ainsi la première promotion des professeurs d’équitation, grâce à un système de validation des acquis. Si vous êtes diplômé(e) et enseignez l’équitation depuis plus de 20 ans, et que le diplôme de Professeur d’équitation n’est pas parvenu jusqu’à vous, n’hésitez pas à nous contacter sur cette adresse : cre.hautsdefrance@gmail.com Galop 9 et mémoire au programme Grâce à ce nouveau diplôme, la FFE entend valoriser le rôle d’enseignant et offrir une nouvelle perspective aux passionnés. “Pour les enseignants plus jeunes dans leur carrière, cela crée un objectif qui peut les inciter davantage à rechercher l’excellence”, poursuit Serge Lecomte. Pour obtenir ce titre, l’enseignant doit être titulaire d’un diplôme de niveau 4 ou supérieur, et d’une carte professionnelle d’éducateur sportif en cours de validité. Il pourra se présenter alors au passage du Galop 9 général de la FFE, lors d’une session organisée et jugée par un jury nommé par la FFE. Il devra également présenter des recherches dans le cadre d’un mémoire sur un thème préalablement validé par la FFE, concernant l’univers cheval. La partie pratique du Professorat d’équitation est validée si le candidat a obtenu une note moyenne de 12/20 ou plus à l’ensemble des épreuves du Galop 9. Le mémoire est validé par un jury spécifique. Cet objectif auquel donne accès la FFE vise à faire monter en compétence les professionnels de notre filière. “Cela contribue à inciter les enseignants à passer leurs Galops 8 et 9 pour continuer à enrichir leurs connaissances et à se perfectionner, entre autres, dans les domaines de la culture équestre et de la formation des chevaux”, indique la FFE. “De plus, les mémoires, supports de validation, contribueront à l’enrichissement de la réflexion pédagogique et technique du patrimoine équestre commun.” Faire progresser les maillons essentiels de la pratique de l’équitation, leur offrir un nouveau souffle et de nouvelles perspectives, améliorer la formation de nos cavaliers et intéresser les plus jeunes, tels sont les buts de ce nouveau diplôme pensé par notre Fédération. Plus d’infos : ffe.com
Gala des champions : le compte à rebours est lancé !
Pour la troisième fois, le Comité régional d’équitation des Hauts-de-France met les petits plats dans les grands pour vous recevoir, vous, médaillés d’or sur les différents championnats en 2024. L’événement aura lieu le 12 janvier prochain, à Gayant Expo, à Douai, et promet plein de surprises. Les invitations sont parties et toute l’équipe du CRE Hauts-de-France est mobilisée pour faire de la 3ème édition du Gala des champions une réussite. Cet événement a pour but de récompenser les cavaliers qui se sont illustrés en 2024 lors des différents grands rendez-vous, championnats de France, d’Europe, du Monde, ainsi que les centres équestres où ils sont licenciés. “La réussite des sportifs est le résultat d’un travail collégial, où les coachs tiennent évidemment une place incontournable”, pointe Jean-Pierre Tatincloux, président du CRE Hauts-de-France. “Quand on est enseignant, il y a une vraie abnégation, un vrai désir de voir ses élèves réussir. Et leurs médailles deviennent aussi un peu celles des coachs ! Sans eux, rien ne serait possible, et nous avons à cœur d’accueillir ces professionnels lors du Gala des champions. Il est important qu’il y ait une reconnaissance de leur travail, de leur engagement…” Et puis, la réussite des cavaliers est aussi celle des proches, familles et amis, qui s’investissent souvent beaucoup dans la formation et les déplacements en compétition. “Lors du Gala des champions, les médaillés d’or reçoivent des invitations pour quatre : le médaillé, son coach et deux de ses proches. A travers cet événement, c’est le travail d’une équipe entière que nous mettons en avant.” En 2024, quelque 200 médaillés d’or, licenciés dans un centre équestre des Hauts-de-France, sont invités au Gala des champions ! C’est dire le dynamisme sportif de notre territoire en ce qui concerne le sport équestre ! Cocktail, photos et réalité virtuelle Le Gala se veut un moment festif où les passionnés, quelle que soit leur discipline, se retrouvent et partagent un moment ludique. Au programme de cette 3ème édition, un accueil avec des welcome pack contenant des goodies, ainsi qu’avec un trophée millésimé, quelques (brefs) discours des personnalités du monde du cheval présentes, ainsi qu’un cocktail. “Nous aurons le plaisir d’accueillir par exemple le producteur du gala du Cadre Noir, qui aura lieu au Touquet l’an prochain”, poursuit Jean-Pierre Tatincloux. Un stand photos vous attend, pour immortaliser ce beau moment, ainsi que des casques de réalité virtuelle, pour vous plonger dans différents environnements. Une expérience immersive durant laquelle vous pourrez monter à cheval sur la plage ou en forêt. Pour les gourmands, stands de crêpes et de barbes à papa seront accessibles, et l’animation sera assurée par une figure du monde de l’influence équestre. En bref, le CRE vous propose une demi-journée inoubliable, et place toute son énergie pour une belle mise à l’honneur des succès sportifs, ainsi que de tous les acteurs y ayant participé. Alors, médaillés d’or des Hauts-de-France, rendez-vous le 12 janvier prochain à Gayant Expo !
Les Hauts-de-France, terre de tourisme équestre
Originaire du Pas-de-Calais, Jean-Pierre Debreu est président du Comité régional de tourisme équestre (CRTE) depuis 2017. Cadre à la SNCF aujourd’hui retraité, il est passionné d’équitation et se consacre à développer le tourisme équestre dans les Hauts-de-France. Jean-Pierre Debreu, originaire du Pas-de-Calais, est quasiment “né sur un cheval” comme il aime à le dire. Après avoir travaillé quelques années à Paris, il s’est installé à Béthune et s’est engagé, il y a de nombreuses années, en faveur du tourisme équestre. Élu au Comité départemental de tourisme équestre (CDTE) du Pas-de-Calais pendant quelque temps, il a pris les rênes du CRTE en 2017. A quel moment avez-vous perçu un essor du tourisme équestre ? Je crois que pendant la crise sanitaire de 2020, cela a été flagrant. Les gens étaient en quête d’activités de plein air, au sein de la nature et le tourisme équestre répondait parfaitement à ce besoin. Il y a un côté bien-être, ressourcement. La Fédération française d’équitation a beaucoup communiqué dans ce sens, incitant le grand public et les cavaliers à découvrir la pratique. Et puis, ce loisir répond également à l’envie de partage : une randonnée à cheval peut parfaitement se faire en famille ou entre amis. Vous savez sans doute que 80% de nos adhérents sont des femmes. Eh bien on en voit beaucoup à cheval, avec leur conjoint qui court, ou qui fait du vélo à leur côté. Je pense que les ride & run et ride & bike ont un bel avenir devant eux ! Comment avez-vous perçu ce développement au sein des structures de la région ? Aujourd’hui, il est vrai que les passionnés de tourisme équestre ont généralement leurs chevaux chez eux, et ne sont pas forcément affiliés à des clubs. Mais, dans les centres équestres, on répond à ce besoin en diversifiant son activité. A Olhain, ce week-end, à l’occasion du grand rallye annuel qui regroupe environ 130 participants, j’ai quatre ou cinq clubs, pas spécialisés dans le tourisme équestre, qui viennent avec leurs adhérents. On ne voyait pas cela avant. C’est-à-dire que les centres déplacent leur cavalerie et leurs licenciés pour prendre part à des randonnées, au même titre qu’ils le feraient pour des compétitions. On voit également beaucoup de centres équestres qui emmènent leurs chevaux et leurs licenciés pour des promenades sur le littoral l’été. La région Hauts-de-France est-elle dynamique en matière de tourisme équestre ? Oui, je pense qu’on peut dire cela. Le CDTE du Pas-de-Calais organise 20 à 25 événements par an, le CDTE du Nord, une trentaine, le CDTE de la Somme, une vingtaine, et l’Aisne et l’Oise, environ cinq chacun. Ce qui représente de nombreux événements sur notre territoire. Et puis, au niveau régional, nous essayons de mettre en place environ cinq grands rallyes régionaux chaque année. Sur ces grands rallyes, nous avons une centaine de cavaliers au départ. Notre calendrier de manifestations est assez dense, et puis, il y a des endroits où ça bouge plus que d’autres. Cela dépend aussi de l’investissement des personnes et de la dynamique des territoires… Quand une communauté se crée, qu’il y a des nouveaux adhérents, des journées de formation et que ça vit, forcément, cela se ressent dans la pratique. La bonne collaboration entre le CRTE et le Comité régional d’équitation des Hauts-de-France (CRE) contribue aussi à cette dynamique. La création de la route d’Artagnan a-t-elle eu un effet sur la pratique ? Oui, je pense. C’est un projet très ambitieux, qui s’est concrétisé à l’échelle européenne. Cette route, qui compte pas moins de 900 kilomètres de chemin dans notre région, passe par nos cinq départements. Nous avons d’ailleurs eu quelques belles inaugurations de cet itinéraire sur notre territoire depuis 2017. Lors de l’édition 2022 de l’Equirando, que nous avons organisée à Rue, la route d’Artagnan a servi à emmener les cavaliers en Baie de Somme. Ce fut un succès. Il faut essayer au maximum de s’en servir, je m’apprête d’ailleurs à rencontrer les représentants des cinq CDTE en novembre pour en discuter. Il faut que cet itinéraire soit dans nos esprits en permanence, et qu’elle soit un lien entre les différents centres équestre et les gîtes. Elle doit être une véritable cheville de l’activité touristique dans notre région. Quelles sont précisément les missions du CRTE ? Nous devons promouvoir et développer la pratique du tourisme équestre. Pour cela, nous organisons des événements, comme je l’ai mentionné précédemment. Nous devons également mettre en place des formations pour les personnes en charge de baliser les itinéraires. Ils ont été une cinquantaine, en 2023/2024, à suivre ces formations. Pour cela, nous travaillons en collaboration avec les CDTE ainsi qu’avec le CRE.