Le salon Lille Horse Event, qui accueillait un CSI3 et 1*, a baissé le rideau dimanche dernier et, déjà, les échos de l’événement semblent unanimes : les passionnés de chevaux et de sports équestres, nombreux à être venus, attendent avec impatience la prochaine édition. En cette fin d’année, beaucoup trépignaient d’impatience. Après Paris, puis Lyon, le Nord semblait un peu pauvre en termes de salons dédiés au cheval et de rendez-vous équestres. Alors, quand Jean-Pierre Tatincloux et le Comité régional d’équitation ont dévoilé le projet de créer en décembre 2024 un salon couplé à du sport à Lille – c’était il y a un peu plus d’an maintenant -, l’information s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux. Un CSI en plein cœur de Lille ? Un salon du cheval au sein de la Capitale des Flandres ? L’espoir de beaucoup de passionnés est devenu réalité et, aujourd’hui, après quatre journées d’accueil, d’animations, de sport et de rencontres, Lille Horse Event semble avoir tenu toutes ses promesses. Pas moins de 15000 personnes ont en effet passé les portes de Lille Grand Palais pour venir à la rencontre des 120 commerçants, assister aux épreuves sportives de haut niveau et aux démonstrations proposées par les clubs de la région. Le dressage plébiscité Coraline Boniface, justement, a eu la joie de réaliser une démonstration de dressage sur la piste principale, devant un public très attentif aux conseils donnés au micro par son entraîneur, Ludovic Henry. “J’ai amené mon cheval de 4 ans, Ferret, avec lequel j’ai une vraie connexion”, indique l’amazone. “Cela a été une super expérience et j’ai été ravie de constater que les tribunes étaient pleines pour une démonstration de dressage, ce qui n’est pas toujours le cas en compétition. Ludovic, mon coach, aime beaucoup partager son expérience et on a senti les gens très concernés. Certains sont même venus me voir à la fin pour me remercier et me dire qu’ils allaient reproduire les exercices réalisés lors de cette démonstration.” Coraline et Ferret ont ainsi fièrement représenté les couleurs du dressage des Hauts-de-France : ils sont en effet installés à Dechy (59), à l’écurie Real, dédiée au haut niveau, en dressage et saut d’obstacles. “Entre ses oreilles” conquise Le salon a accueilli beaucoup de passionnés de la filière, dont certains ne manquent pas de communiquer sur les réseaux. C’est le cas de Julia Bepoix, bien connue pour ses comptes “Entre ses oreilles”. La jeune femme, cavalière passionnée, est venue à la rencontre de ses nombreux fans, et a particulièrement apprécié le rendez-vous lillois. “J’ai été surprise par la qualité d’organisation du salon”, indique-t-elle. “Pour une première édition, c’était bluffant. Avec la gare juste à côté, le train t’emmène quasiment à la porte de Lille Grand Palais ! En termes d’accessibilité, y’a pas mieux… Il y avait une super ambiance, tant sur le salon que lors de mon meet up ou durant les épreuves sportives… Du côté des conférences, j’ai trouvé que les experts choisis, notamment un kiné et horse whisperer très connus, avaient des discours très intéressants. C’est super de faire intervenir de telles personnes dans des conférences libres d’accès, car cela permet de diffuser un savoir et des informations très intéressantes au grand public. Et j’ai adoré rencontrer ma communauté du Nord, car je me suis rendue compte que beaucoup de monde me soutenait !” Les compliments de Marc Dilasser Enfin, côté sport, beaucoup de cavaliers se sont également montrés impressionnés et dithyrambiques sur le rendez-vous lillois. A commencer par Juliette Faligot qui, en voisine, ne pouvait pas manquer l’événement ! Et elle a été reçue d’une façon très chaleureuse. “Quand je suis entrée sur la piste, je n’avais pas encore franchi un obstacle que le public m’accueillait avec énormément de ferveur… Autant d’encouragements, ça vous porte, ça vous transcende, c’était incroyable”, indique celle qui n’a pas vu la moindre fausse note dans l’organisation de l’événement. “L’atmosphère était top, et Thibaud Sailly, le speaker, a su vraiment mettre l’ambiance. C’était un super concours.” L’avis de Juliette est partagé par le gagnant du Grand Prix du CSI3*, le Normand Marc Dilasser, qui a particulièrement apprécié son séjour dans les Hauts-de-France. “Pour une première édition, on frôle la perfection”, a reconnu le cavalier. “Le hall est magnifique, le public était vraiment merveilleux, et on ne voit pas toujours autant de monde sur des Grands Prix 5* ! Le public était venu voir du sport, nous encourager, et nous, cavaliers, avons vraiment besoin d’un public aussi chaleureux.” Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’an prochain, du 11 au 14 décembre, et nul doute que beaucoup reviendront pousser les portes de Lille Grand Palais.
Le coup de pouce d’Alain Ponsot au concours complet
Le Comité régional des Hauts-de-France et certains gérants de centres équestres ont eu la chance, dernièrement, de recevoir le chef de piste de concours complet Alain Ponsot. Ce dernier a proposé une formation théorique et pratique, visant à développer la discipline dans notre région, mais pas seulement. Depuis quelques années, Pascaline Pertusa anime avec Florine Woestelandt la commission concours complet au CRE. A ce titre, elles reçoivent Alain Ponsot, chef de piste de haut niveau, afin qu’il puisse donner un petit coup de pouce et de précieux conseils aux gérants de structure et organisateurs de concours complet. Cette année, c’est plus précisément dans la Somme que ce passionné est intervenu. “Après une formation théorique, le 30 novembre, où Alain est revenu sur l’évolution de la discipline, ses exigences actuelles, le rôle du chef de piste et le volet sécurité, nous sommes allés sur le terrain le lendemain”, détaille Pascaline. “A Amiens Boves, chez Julien Coulon, Alain nous a montré comment fabriquer un obstacle de cross à partir de troncs.” Passionné de construction d’obstacles et de réalisation de parcours de cross, le but d’Alain Ponsot, lorsqu’il dispense ses formations en France et à l’étranger, est de donner certaines astuces aux organisateurs et gérants, afin qu’ils puissent améliorer leurs infrastructures et leurs parcours existants. “La veille de la formation théorique, Alain s’est notamment rendu au centre équestre de Soyecourt, afin d’aider à positionner un fossé. Cela peut sembler au premier abord basique, mais il y a en réalité une véritable logique de construction de parcours, que seul un professionnel peut souvent trouver. À Soyecourt, après une reconnaissance des lieux, il nous a proposé un endroit pour placer le fossé, qui faisait véritablement sens dans l’enchaînement avec les obstacles préexistants.” Même chose à Demuin, où Alain a prodigué ses conseils pour placer justement un gué sur le parcours de cross. “Les Hauts-de-France veulent développer la discipline” “Grâce à la venue d’Alain, nous faisons avancer les choses dans diverses structures”, pointe Pascaline. “On sait que la discipline du concours complet est assez exigeante et contraignante en termes d’aménagements. L’idée, avec Alain, est d’aller chez les gérants qui souhaitent améliorer leurs structures, et de les aider à moindre coût.” Alain Ponsot, qui n’a pas perdu son temps lors de sa venue dans le nord, est également allé à Wallers, chez Etienne Caron, toujours dans le but de donner un petit coup de main. “J’ai eu la chance d’intervenir en tant que chef de piste sur de très belles compétitions, à l’instar des championnats d’Europe Poney ou de CCI, tel le Grand Complet”, indique Alain Ponsot. “Pour autant, j’officie aussi sur des concours de niveaux Club et Amateur. Mon but, c’est d’appliquer à ces plus petits niveaux ce que je construis à haut niveau, pour tirer la compétition vers le haut et permettre aux cavaliers de se confronter à des choses techniques, et bien construites. Mon but est d’apporter aux organisateurs des clefs, simples et pas chères, pour améliorer leurs concours, varier les parcours et proposer de nouvelles choses. Dans les Hauts-de-France, il y a une vraie volonté d’avancer, de développer la discipline et des personnes qui sont très dynamiques, telles Pascaline et Florine, qui s’engagent et innovent. Il y a une super équipe, et j’apprécie vraiment de venir apporter ma pierre à l’édifice.” L’an prochain, Pascaline Pertusa souhaite renouveler le rendez-vous avec le chef de piste, qui viendra sans doute dans l’est de la région, toujours avec la même philosophie.
Coup d’envoi pour Lille Horse Event
Le Jour J est enfin arrivé : Lille Horse Event ouvre ses portes ce jeudi 12 décembre, avec les premières animations et épreuves sportives. Les 120 exposants vous attendent également nombreux ! Cela fait quelques années maintenant que le projet était dans les esprits : créer un salon équestre couplé à un jumping au nord de Paris. Lille Grand Palais et le Comité régional d’équitation y sont finalement parvenus. Et le défi était de taille : amener et loger près de 135 chevaux (et les camions qui vont avec) au cœur d’une métropole, créer des animations, faire participer les clubs et leur cavalerie, et configurer la structure pour organiser le plus grand événement qu’elle ait jamais reçu… Dès jeudi matin, les portes du vaste lieu événementiel situé en plein cœur de Lille, à deux pas des gares, se sont ouvertes, d’abord pour les commerçants et les journalistes puis, à midi, pour le grand public. Lille Horse Event, au coeur d’une région cheval L’occasion pour Philippe Blond, directeur de Lille Grand Palais, Jean-Pierre Tatincloux, président du CRE, et Nicolas Delmotte, parrain du jumping, d’inaugurer, non sans une certaine émotion, la première édition de ce bel événement. “La région des Hauts-de-France est une région extrêmement dynamique au point de vue équestre”, a rappelé Jean-Pierre Tatincloux, qui a œuvré avec beaucoup d’énergie à la concrétisation de cet événement. “Avec près de 70 000 licenciés, notre région se classe à la troisième place nationale. Le département du Nord compte un nombre également très important de cavaliers, et apparaît en tête des départements français en termes de nombre de licenciés. Il était donc tout à fait pertinent qu’un rendez-vous comme Lille Horse Event soit mis en place.” “Une portée retentissante” Et les passionnés d’équitation ne diront pas le contraire. Sur le salon, qui durera quatre jours, jusqu’au dimanche 15 décembre, ils auront le loisir de déambuler dans les allées et de faire des emplettes auprès des nombreux commerçants présents. Les espaces de restauration ont été soignés, et offrent un large choix. Les visiteurs auront libre accès au paddock et aux épreuves du CSI1* dans la mesure des places disponibles. “Pendant deux ans, nous avons construit ce projet”, reprend Jean-Pierre Tatincloux, qui rappelle que certains clubs de la région seront également partie prenante de l’événement avec des démonstrations d’attelage, de horse ball, de dressage ou encore de pony games. “Il a fallu de la réflexion, de discussion et d’énergie ! Mais je pense que Lille Horse Event, que beaucoup de gens attendent avec impatience, aura une portée retentissante dans notre région et nationale.”